Chargement

Pourquoi les commerçants français vendent aussi peu à l’étranger

Posté le : 17/02/2020

Visa présente les résultats de son enquête qui révèle que seule un peu plus de la moitié des commerçants français (51 %) vendent leurs produits à l’étranger.

Et cela, même si les ventes en dehors de l’hexagone représentent une source de revenus importante pour les entreprises françaises : en effet, 21 % d'entre elles tirent environ 30 % de leur chiffre d'affaires des ventes internationales.

Néanmoins, la grande majorité des commerçants français envisagent sérieusement de développer leurs activités à l’international : 89 % d’entre eux estiment que l’expansion de leurs ventes en ligne sur des marchés internationaux est un levier de croissance important pour leur entreprise. Les principaux avantages évoqués sont l’augmentation des recettes (53 %) et le développement de la clientèle (51 %).

Parmi les entreprises françaises qui ne vendent pas encore à l’étranger, près de 70 % prévoient de se développer à l'international. Leur situation est donc similaire à celle de leurs voisins européens (71 % au Royaume-Uni, 73 % en Allemagne, et 80 % en Espagne). Il est intéressant de noter qu’une minorité des commerçants français (20 %) n’ont pris aucune initiative pour développer leur présence à l’étranger.

Cependant, les commerçants français ont tendance à ne pas considérer comme prioritaire une expansion à l’international, puisque près de la moitié (48 %) d’entre eux ont prévu de s’internationaliser dans 3 ans, voire plus. La même tendance s’observe en Allemagne, où 64 % des commerçants prévoient eux aussi de se déployer à l’étranger dans 3 ans ou plus. Leurs voisins britanniques, cependant, ont l’intention de se développer très rapidement (75 % d’entre eux prévoyant de le faire dans les 2 prochaines années).

Un déploiement à l’international qui se heurte à différents obstacles. 45 % des dirigeants français ne sont pas totalement confiants quant à la capacité de leur entreprise à maximiser leurs ventes à l’étranger. Ce chiffre est bien plus élevé que dans d’autres pays européens : seul un quart des dirigeants allemands et espagnols (24 %) estiment ne pas être prêts à s’internationaliser. « Il est essentiel que les commerçants comprennent le contexte dans lequel ils souhaitent évoluer. Et les données marché sont au cœur de cette compréhension. Ils doivent savoir qui sont leurs clients actuels et potentiels, d’où ils viennent, puis ils doivent adapter leur proposition de valeur à ces besoins spécifiques.

Parmi les principaux obstacles évoqués par les dirigeants français figurent les problématiques d’expédition et de logistique (30%) : moins de la moitié d’entre eux estiment que leurs processus de traitement des paiements (41 %), de comptabilité (44 %), de transport et de gestion des marchandises (48 %) sont assez mûrs pour se lancer à l’étranger. En revanche, la majorité (61 %) considèrent leur service client comme étant pleinement opérationnel.

Autres articles

Auto-entrepreneur : Un sur cinq survit

Cinq ans après leur immatriculation, seuls 23 % des auto-entrepreneurs déclarés au premier semestre 2010 sont encore actifs sous ce régime.

Lire la suite

Ou gagne-on le mieux sa vie comme indépendant ?

Les professionnels indépendants, hors secteur agricole et auto-entrepreneurs, ont retiré en moyenne 3 260 € par mois de leur activité non salariée, selon la dernière enquête de l'INSEE qui constat de fortes disparités entre le Nord et le Sud.

Lire la suite

36% des Français envisageraient de déménager au moment de partir en retraite

Un sondage réalisé par BVA à la demande du groupe Foncia, sur le thème « les seniors et l'immobilier » révèle que 36 % des Français envisageraient de déménager lors de leur passage à la retraite.

Lire la suite

Immobilier : les sites favoris des Français

Chaque jour, un peu plus de 1,3 million Français surfent sur un site de recherche immobilière.

Lire la suite

Réduction des taux des intérêts moratoires

Le ministre de l'économie et des finances s'est dit favorable à une réduction de moitié du taux des intérêts moratoires dus par l'Etat.

Lire la suite

Les inégalités de patrimoine se réduisent légèrement

Début 2015, la moitié des ménages vivant en France possédaient plus de 158 000 euros de patrimoine brut et concentraient 92 % des avoirs patrimoniaux des ménages.

Lire la suite